Orientation

Le passage des bancs de l’école aux filières de l’enseignement supérieur est un moment important dans le parcours de l’élève et un réel changement.

Choisir une orientation pour ses études supérieures, c’est poser un acte responsable et réfléchi, le premier d’une longue série dans la vie d’un jeune adulte. Pourtant, le manque d’information, d’ouverture et de connaissance de soi-même mènent certains étudiants à se lancer dans la mauvaise voie. Aujourd’hui, les conséquences d’une mauvaise orientation sont parfois dramatiques : découragement et démotivation, perte de confiance en soi, échecs répétés voire abandon des études.

Instaurer des tests d’orientation obligatoires mais non contraignants

Afin d’offrir à tous les élèves du secondaire une orientation de qualité et une réelle perspective dans le choix de leurs futures études, la FEL plaide pour la mise en place d’un test d’orientation obligatoire non contraignant à l’exception des études de médecine. Ce test s’articulerait autour de deux niveaux  : une première partie écrite dans laquelle l’élève dresse son profil et répond à un questionnaire d’orientation. La deuxième partie consisterait en un entretien oral avec un conseiller d’orientation qui se base sur les informations contenues dans la partie écrite. Ce conseiller, issu d’un organe d’orientation présent dans chaque établissement de l’enseignement supérieur, discutera avec les futurs étudiants de leur choix d’orientation.

Travailler sur le choix des études dès le secondaire

La FEL félicite également l’initiative des écoles qui organisent des rencontres entre élèves et anciens, étudiants comme professionnels. A travers des témoignages, des partages d’expérience et des conseils, les élèves auront l’opportunité de se confronter aux difficultés que rencontrent les étudiants et à la réalité professionnelle de leurs aînés. Nous mettons aussi l’accent sur la valorisation de toutes les filières confondues, notamment les filières professionnelles (entre autres, les formations en alternance) lors de ces rencontres entre élèves et anciens. à ce titre, il est important d’intégrer la découverte du monde professionnel durant les années du secondaire. Donnons par exemple le goût de l’entrepreneuriat aux jeunes.
Nous insistons également sur l’instauration de séances d’information dès la 4ème année de secondaire informant sur les liens entre les options que l’élève choisit pour ses deux dernières années et son choix d’étude pour la suite.
Sans oublier l’importance des cours ouverts, des salons d’étude et du rôle que doit jouer l’école dans ces processus de réflexion.
Enfin, la FEL souhaiterait que les travaux de fin d’étude (TFE) en dernière année de secondaire soient rendus obligatoires. En effet, à travers la réalisation d’un tel travail, les élèves apprennent à rechercher des informations, à structurer leurs idées et à présenter un projet final. Ces compétences essentielles sont requises dans l’enseignement supérieur et le TFE est un premier pas vers l’acquisition d’une méthodologie nécessaire.
Enfin, nous voulons également que les établissements académiques informent clairement sur les débouchés de chaque filière. Si l’étudiant doit connaître le parcours académique dans lequel il s’engage, il doit également être informé sur les réalités professionnelles liées à ses études. à ce titre, la publication de statistiques concernant les possibilités de carrières professionnelles doivent être développées et publiées.

La sélection en Médecine

La FEL doute clairement de l’efficacité de la décision du Ministre Marcourt d’instaurer un concours en fin de la 1ère médecine. Cette décision n’améliorera en rien la qualité de ses études. Les auditoires surchargés resteront d’actualité. De plus, nous risquons de nouveau d’assister au problème des « reçus-collés », ces étudiants qui ont réussi leurs examens mais qui ne peuvent poursuivre leur parcours académique. La mesure du Ministre Marcourt est donc un rétropédalage total puisqu’elle nous ramène à la situation d’avant 2008 !
Nous avons milité pour l’instauration d’un examen d’entrée contraignant avant la 1ère année de médecine et invitons le Ministre à revoir ses positions. Deux sessions d’examens auraient lieu : l’une en juin, l’autre en août pour ceux qui auraient échoué au premier test. Nous plaidons également pour l’instauration de cours gratuits durant les vacances d’été et servant aux élèves qui souhaitent se préparer au mieux pour cet examen. En cas de second échec en septembre, les futurs étudiants pourraient soit se réorienter, soit bénéficier d’une année propédeutique qui revoit les bases de la matière en profondeur.