Bourses

Pérenniser le système des bourses est le moyen le plus efficace d’assurer l’accès aux études supérieures à tous les jeunes et ce quel que soit leur milieu socio-économique d’origine .

Malheureusement, la lourdeur administrative pour l’obtention de ces allocations peut mener certains étudiants au découragement.
Les Étudiants Libéraux appellent donc à maintenir et même à renforcer le système des bourses d’étude tout en restant pragmatique.

Rendre le système cohérent

Actuellement, le système d’attribution des bourses est relativement inégalitaire. Des différences infimes dans les revenus créent parfois des situations de financement totalement différentes et ce malgré le taux intermédiaire, lui-même conditionné par une myriade de formalités.
En effet, l’étudiant bénéficiaire d’un taux réduit se voit obligé de remplir certaines conditions pédagogiques (être étudiant régulier, fréquenter un établissement d’enseignement de plein exercice…), financières (les revenus de personnes en charge et de l’étudiant,  …), de nationalité et d’âge.
Face à cette problématique, nous pensons qu’une analyse de la situation économique générale et de la composition de ménage des demandeurs serait un outil plus rigoureux que l’unique observation des revenus.

Instaurer des délais raisonnables

Actuellement, les dossiers de demande doivent être remis entre le 1er juillet et le 4 janvier. Malgré tout, les versements arrivent régulièrement avec beaucoup de retard, certains étudiants attendant parfois jusqu’au mois de juillet suivant ! Cette situation est totalement inacceptable puisque les étudiants sont amenés à assumer des dépenses indispensables dès le début de l’année académique. L’achat des syllabus, des livres de référence, le loyer du kot,… Tous ces frais ne peuvent rester en suspens à attendre le bon vouloir de l’administration.
Voilà pourquoi les étudiants Libéraux insistent sur l’importance de verser les montants alloués aux étudiants boursiers dans un délai raisonnable. Il est primordial que l’allocation soit versée dans les quatre mois suivant l’introduction de la demande.

Tenir compte de la réalité de terrain

Certains étudiants n’ont pas d’autre choix que de quitter le domicile familial pour suivre un cursus académique se donnant loin de chez eux. C’est la raison pour laquelle il est important de distinguer les boursiers externes qui vivent chez leurs parents, des internes qui vivent en kot.
Le choix du kot est dicté par les réalités géographiques et ne relève donc pas uniquement d’un choix personnel. Les prix des kots sont variables et les frais peuvent parfois s’avérer exorbitants. Cette réalité n’est que très peu prise en compte et l’allocation maximale allouée aux étudiants boursiers internes est de 3878,15€ alors que la location d’un kot pour 10 mois coûte en moyenne 3500€. Cela laisse peu de latitude au jeune boursier pour payer les frais restants.
C’est dans ce cadre que nous plaidons pour une augmentation significative des allocations pour les étudiants internes. Par ailleurs, il serait temps de s’ouvrir à de nouvelles possibilités afin d’améliorer la gestion des kots, de réduire la lourdeur administrative et les coûts. En effet, nous avons déjà abordé les partenariats public-privé et ce dispositif pourrait notamment permettre la mise à disposition de kots de qualité pour les étudiants boursiers.

Une gestion pragmatique indispensable

Le nombre de bourses a augmenté de 30% en 10 ans et en moyenne, ce ne sont pas moins de 165 000 demandes de bourses qui sont traitées chaque année. Cela ne fait que renforcer le sentiment qu’un système de bourses est indispensable. Les étudiants doivent pouvoir s’investir pleinement dans leurs études supérieures sans avoir à s’inquiéter des frais qui en découlent.
Il faut néanmoins garder à l’esprit que lorsqu’un étudiant boursier allonge son cursus académique en bissant plusieurs années, c’est un autre étudiant qui est alors privé de bourse.
On ne peut bien évidemment pas reprocher à un étudiant de rater une année ne serait-ce parce que chacun à le droit à l’erreur. C’est pourquoi, laisser quatre années à un étudiant pour finir un premier cycle de bachelier qui compte 180 crédits nous semble être une bonne idée.
Malgré tout, le système « à la carte » introduit par le Décret Marcourt et le principe d’accumulation des crédits risquent de chambouler la durée moyenne des études. C’est pourquoi il semble opportun de garder ce système à l’œil afin de pouvoir régulièrement faire le point et d’y apporter, si nécessaire, des ajustements.